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Illustration des progrès réalisés
Le traitement des tumeurs cérébrales fait intervenir plusieurs disciplines :
Chaque discipline a progressé, mais avec des rythmes différents. Dans les années 90, le formidable développement technologique de l'industrie a permis la réalisation de machines dont la précision et la puissance ont transformé les actes médicaux.
Les quelques exemples suivants sont complétés par des informations beaucoup plus précises sur les traitements et les recherches en cours dans les pages dédiées aux tumeurs cérébrales .
L'Imagerie médicale et la Neurochirurgie
Le scanner est utilisé en routine par les neurologues et surtout les généralistes qui n'hésitent plus à le prescrire, ce qui permet un diagnostic plus précoce.
L'IRM, beaucoup plus précise, permet une évaluation très exacte du siège anatomique de la tumeur ainsi que de ses rapports avec les régions fonctionnelles les plus importantes du cerveau, qu'il est impératif de respecter au cours de l'opération.
Des nouvelles techniques d'IRM comme l'IRM fonctionnelle, l'étude de la diffusion, de la perfusion et la spectroscopie permettent de mieux préciser la nature de la tumeur avant l'intervention.
On peut également parler de progrès très importants dans le domaine de la neurochirurgie, qui intervient de façon très précoce dans le traitement du malade.
Il est déjà possible d'accéder à des tumeurs dont la situation rendait autrefois l'intervention impossible, avec un meilleur contrôle et une meilleure sécurité grâce à l’utilisation des techniques de stimulation peropératoire ou dans certains cas de chirurgie en condition éveillée. Ce qui peut se traduire par : la tumeur, oui, mais rien que la tumeur.
À titre d'exemple, il va être bientôt possible d'opérer des malades sous contrôle permanent d'une IRM réalisée tout au long de l'intervention (c'est l'IRM "peropératoire"). De plus, il devient possible d'administrer certains traitements locaux (chimiothérapie, thérapie génique...) pendant l'intervention.
La radiothérapie
Celle-ci intervient après l'acte chirurgical et est totalement indolore. Elle est basée sur le fait que les cellules tumorales sont imparfaites et ne sont pas capables, à l'inverse des cellules normales, de réparer les lésions dues aux rayons.
Des progrès majeurs ont été faits dans la compréhension des effets de l'irradiation sur les tissus, mais surtout, comme pour la chirurgie, la radiothérapie bénéficie des progrès techniques et avant tout de l'IRM qui apporte une très grande précision dans la définition de la cible.
Les images sont maintenant traitées directement par de puissants ordinateurs qui permettent de faire une étude prévisionnelle de la radiothérapie avant même de la réaliser. Cette simulation et les calculs résultants permettent de traiter au mieux la tumeur tout en protégeant les tissus sains. La précision de la radiothérapie peut actuellement être millimétrique, d'où le terme de radiochirurgie. En outre, les générations de machines se suivent avec une précision et une puissance toujours supérieures. Par exemple, la tomothérapie (radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité) est particulièrement utile dans les tumeurs de la tête et permet d’effectuer des radiothérapies craniospinales dans d’excellentes conditions.
La recherche actuelle essaie d'augmenter l'efficacité de la radiothérapie par des traitements qui rendent les cellules malades encore plus vulnérables aux rayons.
La neurologie et la chimiothérapie
Ce terme regroupe des traitements très variés qui ont pour but d'attaquer la tumeur par l'intermédiaire de "médicaments". La chimiothérapie "classique" consiste à administrer des drogues qui vont entrer dans les cellules tumorales et empêcher leur division (en agissant sur l'ADN tumoral), provoquant à terme la mort des cellules tumorales. Cependant, les cellules tumorales peuvent se défendre, soit en étant protégées par la barrière hématocérébrale (elles se développent dans une "forteresse" ou un "sanctuaire" qui ne laisse pas pénétrer la chimiothérapie), soit en développant des "antidotes" contre la chimiothérapie (c'est la chimiorésistance).
Ainsi les recherches actuelles en matière de chimiothérapie ont 4 objectifs :
- faciliter la pénétration des drogues dans les tumeurs cérébrales (en modifiant les caractéristiques physicochimiques des médicaments de manière qu'ils puissent s'introduire dans la "forteresse") ;
- lutter contre la chimiorésistance (par exemple en utilisant une double frappe : une première qui affaiblit la cellule tumorale et ses capacités de défense ou de réparation, immédiatement suivie d'une deuxième frappe qui attaque la cellule dans les zones préalablement affaiblies) ;
- attaquer uniquement les cellules tumorales en préservant les cellules saines (c'est-à-dire éviter les dommages collatéraux en développant des drogues qui ne sont actives que sur les cellules tumorales) : c'est la thérapie « ciblée » ;
- empêcher le développement des vaisseaux qui « nourissent » la tumeur. C’est la thérapie antiangiogénique, qui est actuellement en plein développement.
L'effort de la recherche internationale porte aussi sur la mise au point de nouvelles molécules, la thérapie génique, l'étude du métabolisme des tumeurs cérébrales, l'immunothérapie, etc.
Mise à jour le 19 avril 2010.