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Alimentation : quelques conseils au quotidien

La maladie change la façon de s'alimenter. Voici quelques conseils pour faciliter le quotidien des patients en matière de nutrition

 

Les troubles de la déglutition, aussi bien solides que liquides, peuvent survenir. C’est ce que l’on appelle des « fausses routes ». Il faut épaissir au maximum les liquides avec des poudres épaississantes de type Utilis. Il est possible de conserver un bon état d’hydratation en consommant des eaux gélifiées. Elles se trouvent dans le commerce, des marques de compléments nutritionnels en proposent. On peut aussi les faire soi même mais l’inconvénient est que cela peut se liquéfier à température ambiante ou se désagréger en bouche. 

Il faut installer les patients dans une position qui présente un risque moindre de fausses routes, c'est-à-dire le plus droit possible. Les patients sont fatigués et peuvent naturellement adopter une position plus relâchée, plus risquée. 

Il est utile de disposer d’ustensiles adaptés comme les canards (verre bouché avec un bec verseur, disponible en pharmacie), des récipients adaptés, à large cols. Il faut éviter d’avoir la tête qui bascule en arrière, c’est une position qui favorise la fausse route. Il existe aussi des fausses routes à retardement que peuvent diagnostiquer des orthophonistes. Le mieux est de boire très frais, et de privilégier les eaux pétillantes, qui stimulent le carrefour ORL.

En ce qui concerne les fausses routes aux solides, il faut éviter les aliments trop durs. Il faut comprendre pourquoi les patients font des fausses routes. Il faut adapter la texture des aliments si les patients ont des problèmes dentaires. Il faut comprendre que les patients sont fatigués et que la fatigue entraine une baisse de vigilance, on mâche moins bien.

Il faut éviter tout ce qui va s’émietter, comme les croissants ou le pain. Les miettes peuvent de bloquer dans le fond de la gorge. Les aliments qui s’éparpillent, comme la semoule ou le riz, sont déconseillés, sauf s’ils sont liés par une sauce. 

Les aliments à double texture, comme les céréales, sont à surveiller : il faut que le patient déglutisse à la fois le lait et les céréales, ce qui ajoute une difficulté supplémentaire. C’est aussi le cas des potages ou sont présents des morceaux de légumes. 

Attention aux agrumes : on croque dans un quartier d’orange et on avale le jus. Tout cela représente un risque de fausse route. Les fruits qui comportent des noyaux ou des pépins, cerises, raisin… Les bonbons à sucer peuvent partir dans la gorge très vite.

Les nausées, conséquences de certains traitements, posent problème. Même si les patients ne sont pas sur un rythme de repas standard et qu'ils peuvent s'alimenter quand les nausées s’estompent, l’essentiel est qu’ils ne soient pas en dénutrition. Il convient que les repas soient pris au moment propice. Le principe des 3 repas n’est pas indispensable. Il faut rester proche du confort des patients. Les gouts métalliques ou un peu fades qui peuvent être ressentis à cause des traitements, notamment certaines chimiothérapies, font que l’on peut éliminer certains aliments, comme les viandes, surtout les viandes rouges. On basculera alors plutôt sur d’autres types de protéines, comme les œufs ou le poisson.

Il ne faut pas hésiter à fractionner l’alimentation, à manger plusieurs fois par jour en respectant l’équilibre et l’apport calorique. Les patients sont fatigués ils n’auront vite plus faim devant un repas complet. Ils vont consommer l’entrée mais ils caleront devant le plat principal, qui est pourtant le plus intéressant sur le plan nutritionnel. Il faut à tout prix éviter l’écœurement qui aura l’effet inverse de celui qui est recherché. Il ne faut pas que l’acte de manger ne devienne contraignant. 

Les compléments nutritionnels doivent être pris en dehors des repas, mais pas avant,  pour ne pas leur être substitués et rester un complément. Il en existe sous forme salée ou sucrée, sous forme de liquides ou de crèmes, ils peuvent également être cuisinés, certains labos élaborent même des recettes à base de compléments.

29 oct 2012

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