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Association pour la Recherche sur les Tumeurs Cérébrales

Partenaire de la Fédération de Recherche sur le Cerveau

Espace professionnel

Système nerveux et tumeurs cérébrales

Les tumeurs cérébrales résultent de la prolifération non contrôlée de certaines cellules du cerveau. Dans la très grande majorité des cas, la cause de leur apparition est inconnue.

Le traitement des tumeurs cérébrales repose sur un travail d'équipe impliquant, outre le médecin traitant, plusieurs spécialistes (chirurgien, anatomopathologiste, radiothérapeute, neurologue et neuroradiologue) et des professionnels paramédicaux (infirmières référentes, infirmières spécialisées,  aide-soignants, kinésithérapeutes, ergothérapeute, psychomotricien) sans oublier les psychologues et les assistantes sociales qui peuvent apporter au patient ainsi qu'à sa famille un soutien souvent très utile.

Comprendre le système nerveux

Le système nerveux assure la commande de - ou exerce un contrôle sur - l'ensemble des fonctions du corps humain. Il est le siège de la volonté et des émotions, il reçoit les informations des sens qui nous relient au monde extérieur. Il contrôle aussi divers mécanismes intimes et inconscients tels que le rythme cardiaque et la respiration.

33 Schéma du système nerveux central et périphérique

Dans le système nerveux, on distingue traditionnellement :
le système nerveux central, qui comprend le cerveau et la moelle épinière ;
le système nerveux périphérique, qui est composé des nerfs. 

 

LE CERVEAU

Le cerveau est composé de plusieurs types de cellules dont les plus importantes sont les neurones et les cellules gliales (la glie).

Neurones et glie (astrocyte et oligodendrocyte)

34 Neurones et glie (astrocyte et oligodendrocyte)

Le neurone transmet et reçoit les influx ou signaux nerveux.
La glie joue un rôle de nutrition, de protection et de soutien auprès des neurones. Les cellules gliales les plus caractéristiques sont les épendymocytes, les astrocytes et les oligodendrocytes (qui peuvent donner naissance aux principales tumeurs cérébrales que sont les épendymomes et surtout les astrocytomes et les oligodendrogliomes, voir ci-dessous)

LES STRUCTURES DU CERVEAU

Le cerveau est composé de deux hémisphères symétriques reliés entre eux par le corps calleux. A la surface du cerveau se trouve le cortex cérébral (ou sont concentrés les neurones), de couleur grise - on l'appelle la "substance grise" - qui apparaît replié sur lui-même et forme de nombreuses circonvolutions qui servent de points de repère pour identifier les régions du cerveau, dont chacune possède une fonction spécifique (langage, motricité).
Au-dessous du cortex cérébral, les projections nerveuses des neurones forment la "substance blanche" (d'aspect blanchâtre). Ce sont les voies ("les câbles") où circule l'information.

En se basant sur les différents points de repère, on divise le cerveau en quatre paires de "lobes" : lobes frontaux, lobes temporaux, lobes pariétaux et lobes occipitaux. Chacun des lobes assume des fonctions comme le langage, la motricité, la sensibilité et la mémoire.
Ainsi, lorsqu'on stimule des régions particulières des aires motrices et sensorielles, on provoque un mouvement ou une sensation dans des régions très spécifiques du corps.

Cependant, le cerveau ne se limite pas à ces structures. Il comporte aussi des centres de commande appelés noyaux gris centraux (thalamus, striatum) qui jouent notamment un rôle dans les automatismes de la vie de relation (par exemple balancement des bras à la marche, mimique du visage) et le tronc cérébral, à la fois voie de passage des informations et centre de commande de fonctions vitales telles que la respiration, le rythme cardiaque et la déglutition. Enfin, le cervelet assure des fonctions de coordination des mouvements et de maintien du tonus des muscles.

Chez la majorité d'entre nous, c'est dans l'hémisphère cérébral gauche que se situe le siège du langage et de la parole. C'est pourquoi on l'appelle l'hémisphère "dominant".

L'hémisphère droit joue un rôle important dans l'interprétation de l'information visuelle et du traitement spatial. Chez les gauchers cependant, il peut être nécessaire de pratiquer des tests spéciaux pour déterminer si leur centre de la parole est situé à droite ou à gauche.
Vue latérale de l'encéphale dans la boîte crânienne.

35 Vue latérale de l'encéphale dans la boîte crânienne

 

36 Schéma d'une coupe verticale des hémisphères cérébraux au niveau des pôles frontaux

 

LES MENINGES

Elles sont faites de plusieurs enveloppes constituées de tissus qui recouvrent le cerveau et la moelle épinière.

LE LIQUIDE CEPHALO-RACHIDIEN

Le liquide céphalo-rachidien (le LCR) est une substance limpide (elle ressemble à de l'eau), qui tient notamment lieu de coussin protecteur contre les blessures du cerveau et de la moelle épinière. Ce liquide est produit dans des cavités du cerveau appelées ventricules et coule autour de la moelle épinière et du cerveau. Il suit un circuit dans lequel il est continuellement absorbé et réapprovisionné, de manière que la quantité de liquide céphalo-rachidien reste stable.

37 Le compartiment liquidien (L.C.R.) du système nerveux central (coloré en noir)

Une hydrocéphalie - ou accumulation du liquide céphalo-rachidien - peut survenir lorsqu'un blocage se produit dans les canaux où circule le liquide céphalo-rachidien (ce blocage peut être dû à une tumeur), lorsqu'il y a une surproduction du liquide ou encore lorsqu'un problème altère son absorption.
Ce surplus de liquide provoque une pression accrue dont les symptômes sont des maux de tête, des vomissements, une somnolence et dans certains cas de la confusion. Une intervention chirurgicale est parfois nécessaire pour dériver le surplus de liquide. 

LA MOELLE EPINIERE

La moelle épinière, protégée par la colonne vertébrale et enveloppée par les méninges, est le prolongement du cerveau. Toute l'information qui circule du cerveau aux membres et vice versa, passe dans la moelle épinière et permet l'utilisation des membres.
Toute interruption des fonctions de la moelle épinière provoquée par la présence d'une tumeur à un niveau particulier, résulte en une perte de sensation et des fonctions motrices au-dessous du niveau de la lésion. Les fonctions de la vessie sont aussi dépendantes de l'information qui transite dans la moelle épinière. Des difficultés urinaires peuvent donc résulter de lésions à ce niveau.

17 Jan 2012

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