Retour à l'accueil

ARTC

Association pour la Recherche sur les Tumeurs Cérébrales

Partenaire de la Fédération de Recherche sur le Cerveau

Espace professionnel

M Siess de Courtavon en Alsace fera le chemin

M Siess de Courtavon en Alsace fera le chemin de Saint Jacques de Compostelle à pied pour récolter de fonds au profit de l'ARTC. Le départ aura lieu le 1er avril 2012 de Courtavon. M Siess a l'intention de faire l' aller-retour Courtavon-St Jacques de Compostelle ce qui totalise 3900 km, et ceci sur une période d' environ 6 mois.

21 Jan 2012

Autres actualités

Près de 20 ans après l’inclusion du 1er patient dans l’essai 9402 du Radiation Therapy Oncology Group ou RTOG, les résultats à long terme de cette étude continuent de modifier la prise en charge des tumeurs gliales anaplasiques. Après avoir montré l’intérêt de l’association chimiothérapie par PCV (Procarbazine-CCNU-Vincristine) et radiothérapie dans les tumeurs anaplasiques avec co-délétion 1p19q en 2012, l’équipe du Pr G. Cairncross montre que cette association thérapeutique est également profitable aux patients avec tumeur sans co-délétion 1p19q mais avec mutation des gènes IDH.

Cela confirme la nécessité de définir le profil moléculaire des tumeurs anaplasiques : co-délétion 1p19q et mutation IDH, dès le diagnostic avant l’initiation du traitement. Compte tenu de la longue survie de ces patients, il est désormais important de considérer l’éventuelle neurotoxicité des traitements et d’envisager de repousser l’instauration du traitement par radiothérapie.

C’est l’objectif de l’essai français POLCA, qui doit débuter en 2014 et évaluera l’impact du traitement par PCV seul (avec radiothérapie retardée) au traitement combiné d’emblée par radiothérapie et PCV. (Cairncross et al, JCO 2013)

Dr Caroline Dehais

Neurologue. Service de neurologie 2 – Mazarin. Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière.

10 avr 2014


Le diagnostic des tumeurs cérébrales repose le plus souvent sur un prélèvement chirurgical qui est ensuite analysé au microscope. C’est le cas pour les lymphomes cérébraux, dont le diagnostic est le plus souvent affirmé par une biopsie de la lésion. La biopsie n’est toutefois pas un geste dénué de risque et il peut même arriver qu’elle ne soit pas faisable, soit parce que la tumeur est située dans une zone du cerveau dans laquelle il est trop dangereux d’opérer, soit parce que le patient a une contre-indication à un geste chirurgical. Ainsi, il est important de développer des outils diagnostiques non invasifs.

Une équipe américaine a récemment publié un travail dont l’objectif était de déterminer si le dosage de certaines protéines dans le liquide céphalo-rachidien (LCR) pouvait avoir un rôle diagnostique dans les lymphomes cérébraux. Le LCR est le liquide qui entoure le cerveau et la moelle épinière. On peut le prélever assez simplement par une ponction lombaire. Dans cette étude, le LCR de 220 patients, qui présentaient soit un lymphome cérébral soit d’autres pathologies cérébrales, a été analysé. Il est apparu qu’en cas d’élévation combinée de CXCL13 et IL10, deux des protéines analysées, le diagnostic était celui de lymphome cérébral dans plus de 99% des cas. Ce résultat est très prometteur, mais il devra être confirmé dans d’autres études, la biopsie cérébrale restant l’outil diagnostique de référence. (Rubenstein et al., Blood 2013)

Dr Caroline Houillier, Neurologue. Service de Neurologie 2-Mazarin. Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière. Paris. France

 

 

31 mar 2014


Le glioblastome est une des tumeurs cérébrales les plus fréquentes et les plus graves. La mise au point de nouvelles stratégies thérapeutiques passe par une meilleure connaissance des altérations génétiques qui participent au développement de ces tumeurs. Une équipe américaine a récemment publié une étude démontrant la présence de gènes de fusion dans les glioblastomes. Ces altérations sont le résultat de la réunion de deux gènes, conduisant à la formation d’une protéine anormale oncogénique favorisant le développement de la tumeur . Ces gènes de fusion impliquant le récepteur au facteur de croissance épithélial (EGFR), bien que rares (<10% des cas), constituent des événements majeurs impliqués dans l’agressivité de la tumeur, en favorisant la prolifération des cellules de glioblastome et leur migration. L’identification de ces anomalies ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques pour les patients souffrant de glioblastome. En effet, les cellules présentant ces gènes de fusion sont plus sensibles que les autres aux effets anti-tumoraux de certaines molécules de chimiothérapie ciblée (Frattini, et al. Nature Genetics 2013).

Dr Marianne LABUSSIERE

Pharmacien/Post-Doctorant. 

Laboratoire de Neuro-Oncologie Expérimentale. Institut du Cerveau et de la Moelle. Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière. Paris. France.

17 mar 2014


Les techniques d’analyse dites à haut-débit ont permis des progrès énormes ces dernières années dans la compréhension des gliomes. Pour comprendre les mécanismes de la progression tumorale et de la récidive, une équipe américaine dirigée par Joseph Costello a analysé 23 couples d’échantillons de gliomes de bas grade correspondant à l’opération initiale et à l’opération de la récidive. Certains de ces patients ayant reçu, entre les deux opérations, du témozolomide. La totalité des gènes a été séquencée, et 33 mutations en moyenne par tumeur ont été trouvées. En comparant la tumeur récidivante à la tumeur initiale les auteurs montrent que 1) seulement la moitié (en moyenne) des mutations présentes dans la tumeur initiale était retrouvée à la récidive, ce qui démontre que la récidive nait d’une population très minoritaire, non détectable lors de l’opération initiale et ne possédant pas l’ensemble des mutations; 2) que la seule mutation constamment commune à la tumeur initiale et à la récidive était la mutation du gène IDH1, ce qui montre que c’est probablement l’altération la plus précoce connue et souligne son intérêt comme cible thérapeutique, puisque présente dans toute les cellules et constante au cours du temps ; 3) que les patients traités par témozolomide présentent un taux de mutations beaucoup plus élevée, conséquence directe du mode d’action du témozolomide. Ce dernier point incite à la vigilance et doit être pris en compte pour décider d’un traitement prolongé par témozolomide, dans le cas d’un gliome de bas grade. A noter toutefois que des traitements prolongés de deux ans et plus par le témozolomide sont largement utilisés sans qu’on ait observé un taux plus élevé de récidive , ou de transformation anaplasique. (Johnson et al., Science 2014).

Pr Marc SANSON. Neurologue. Service de neurologie 2-Mazarin. Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière. Paris. France.

6 mar 2014


 l'ARTC Alsace propose un groupe de parole pour les familles des malades. Il s'agit de rencontres mensuelles auxquelles vous pourrez vous exprimer en toute liberté. Ces réunions seront entièrement gratuites pour les participants et financées par l'ARTC. Dates:   14/01/2014;  11/02/2012;  11/03/2014;  08/04/2014;  13/05/2014 et 10/06/2014. Horaire: entre 17h et 19h. Lieu: dans la salle de réunion située au sous-sol du service de Neurologie (Bât. 18) de l' Hôpital Pasteur de Colmar. ( l'accès se fait par l'ascenseur qui se trouve en face du bureau des infirmières).

 

Pour tout renseignements:

Tél: 03-89-77-40-55

Mail: nita68@orange.fr

10 Jan 2014


Le réalisateur Rusty Jeremy Matalou a réalisé un film pour le Nikon film festival afin de sensibiliser sur l'existence des tumeurs cérébrales. "A travers ce film je voulais à la fois représenter toutes les personnes qui luttent contre la maladie ou celles qui travaillent d'arrache pied en recherche sur la neuro-cancérologie". Le film est visible à cette adresse :  http://www.festivalnikon.fr/video/2013/1878

5 Jan 2014


Amélie Desnoyer viens de publier un recueil de poèmes et compte reverser une partie des fonds récoltés par la vente à l'ARTC. Ce projet avait été mis en lumière dès le mois de mai. Le livre était alors en cours de financement sur la plateforme My Major Company. 

Aujourd'hui il est disponible à la commande à l'adresse suivante : Silences, Pensées et Poèmes - Les Éditions du Net www.leseditionsdunet.com 

4 Jan 2014


Les métastases cérébrales constituent les tumeurs cérébrales les plus fréquentes chez l’adulte. La radiothérapie est un traitement majeur des métastases cérébrales. Pour une métastase cérébrale traitée par radiothérapie, la distinction, entre d’une part, une radionécrose tumorale (complication survenant après un traitement par radiothérapie) et d’autre part, une récidive tumorale (liée à un échappement de la tumeur à ce traitement), est difficile à faire sur une simple IRM cérébrale. Pourtant cette distinction est cruciale pour une bonne prise en charge médicale des patients.

Une étude allemande réalisée sur 31 patients souffrant de métastases cérébrales traitées par radiothérapie a montré que la Tomographie par émission de positrons  (TEP) utilisant un acide aminé radioactif appelé fluoroéthyltyrosine (FET), peut être très utile pour aider à distinguer une radionécrose tumorale d’une récidive tumorale devant une IRM cérébrale anormale. Cette technique pourrait donc améliorer la prise en charge médicale des malades souffrant de métastases cérébrales traitées par radiothérapie, notamment en évitant la réalisation de biopsie cérébrale diagnostique et en guidant mieux les traitements. Un essai clinique est actuellement en cours en France pour confirmer ce résultat encore préliminaire bien que prometteur (Galldiks et al., J Nucl Med. 2012).   

 

Dr Gregorio Petrirena

Neurologue. Service de Neurologie 2-Mazarin. Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière. Paris. France 

28 nov 2013


Le cerveau humain est d’une grande complexité architecturale et fonctionnelle. La mise au point de modèles in vitro (dans une boite de pétri) de cerveaux humains ou de régions de cerveaux humains permettrait d accélérer la recherche sur le fonctionnement normal mais également sur les maladies du système nerveux. Dans cette étude, Lancaster et al. ont développé, de manière assez surprenante, à partir de cellules souches humaines, un modèle de cerveau in vitro appelé « organoïdes cérébraux ». Ce modèle de cerveau in vitro, bien qu’encore très différent d’un cerveau humain, présente de franches similitudes tissulaires avec le cerveau humain. Les auteurs ont également, mis au point sur ce modèle de cerveau in vitro,  un modèle de pathologie du développement cérébral, difficile à mettre au point dans le cerveau de souris, la microcéphalie. En somme, les auteurs ont réussi à mettre au point un modèle original très intéressant pour mieux comprendre le développement normal et pathologique du cerveau humain.  (Lancaster et al., Nature. 2013)

Dr Ahmed Idbaih

Neurologue. Service de Neurologie 2-Mazarin. Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière. Paris. France 

18 nov 2013


Au congrès de la Société Américaine d’Oncologie Clinique (ASCO 2013) à Chicago, ont été présentés les résultats de l’essai « CNS ». « CNS » est le premier essai prospectif randomisé, évaluant deux protocoles de chimiothérapie, chez les patients âgés de plus de 60 ans, souffrant de lymphome primitif du système nerveux central.

Cette étude française dont le premier auteur est le Dr Omuro, réalisée sous l’égide de l’Anocef et du Goelams, a évalué en parallèle deux protocoles de chimiothérapie sans radiothérapie en première ligne de traitement (le protocole A : associait du méthotrexate à haute dose, procarbazine, vincristine et cytarabine ; le protocole B : associait méthotrexate à haute dose et témozolomide). Un total de 98 patients traités dans 13 centres français ont accepté de participer à l’étude. L’âge médian était de 70 ans avec des extrêmes variant de 60 à 82 ans.  Les deux protocoles ont démontré leur efficacité avec un taux de réponse objective de plus de 70% et leur bonne tolérance sur les fonctions supérieures. Il n’y avait pas de différence statistiquement significative en efficacité et en toxicité entre les deux protocoles. Ces résultats vont permettre d’avancer en servant de base solide pour de nouveaux objectifs. Les prochains efforts devront s’attacher à réduire la fréquence des rechutes avec deux pistes, en développant de nouveaux traitements de consolidation après la mise en rémission ou en prolongeant le traitement sur la durée par une chimiothérapie d’entretien. Une nouvelle étude est en préparation au niveau national dans le cadre du réseau expert national Lymphome Oculo-Cérébral (LOC) soutenu par l’institut national du cancer (INCa). (Omuro et al., ASCO 2013). 

 

Pr Khê Hoang-Xuan

Neurologue. Service de Neurologie 2-Mazarin. Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière. Paris. 

12 nov 2013


Le glioblastome est la tumeur du cerveau la plus fréquente et la plus agressive chez l’adulte. Le glioblastome développe, de manière variable selon les tumeurs, des phénomènes de résistance aux traitements anti-tumoraux conventionnels (chimiothérapie, radiothérapie et chirurgie). Ce phénomène de résistance est lié à plusieurs mécanismes biologiques dont l’inactivation de la protéine p53, qui est une protéine capable d’induire la mort des cellules tumorales. MDM2 (Murine double minute-2) est une protéine que se lie à p53 et en réduit l’activité anti-tumorale notamment.

Les cellules de glioblastome expriment fortement MDM2 ce qui réduit l’activité de p53 et la mort des cellules tumorales. Les inhibiteurs de MDM2 augmenteraient l’activité de p53 et la mort des cellules tumorales. Costa et al ont montré, dans des modèles animaux de glioblastome, que ISA27, un inhibiteur de MDM2, était : (i) efficace, administré seul, et (ii) synergique, administré avec du témozolomide, la chimiothérapie de référence chez les patients présentant un glioblastome nouvellement diagnostiqué.

En conclusion, ce travail illustre l’intérêt thérapeutique de rétablir de l’activité de p53 dans les cellules de glioblastome et encourage l’évaluation de cette stratégie thérapeutique dans le cadre d’un essai clinique (Costa et al., PLoS ONE 2013).

Dr German REYES-BOTERO

Neurologue. Service de neurologie 2-Mazarin. Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière. Paris. France.

8 nov 2013


L'association SAGE, Sauvegarde des abeilles gardiennes de l'environnement, organise le samedi 30 Novembre à 17H, une vente aux enchères de miel de ville à la Grande Chapelle de l'hôpital général, au profit de l'ARTC. Contact : sagedijon@free.fr

28 oct 2013


Le Samedi 12 octobre, l'ARTC Ardèche ous donne rendez-vous à 20H à Aubenas à l'espace Liennhart pour une soirée évènementielle sur le thème mythique de "Salut les copains". Les sixties seront à l'honneur pour danser, twister sur tous les tubes cultes de ces années. Toute l'équipe de l'ARTC Ardèche vous prépare une soirée inoubliable. Venez nombreux ! Contact : mjpe07@orange.fr

4 oct 2013


Les lymphomes cérébraux primitifs sont des tumeurs cérébrales rares. Environ 300 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France. Actuellement, les mécanismes biologiques, génétiques notamment impliqués dans l’apparition et le développement des lymphomes cérébraux primitifs sont peu connus.

L’étude, menée par Montesinos-Rongen et collaborateurs, a montré, dans une série de 14 lymphomes cérébraux primitifs, que les gènes CARD11 (CAspase Recruitment Domain family, member 11) et MYD88 (MYeloid Differentiation primary response 88) étaient fréquemment mutés dans cette pathologie. Ces anomalies favoriseraient le processus tumoral soit via l’activation de voies de prolifération cellulaire soit via l inhibition de l’action du système immunitaire contre la tumeur. Ainsi, l’identification de ces altérations ouvre de nouvelles perspectives pour les patients souffrant de lymphome cérébral primitif (Montesinos-Rongen et al., Acta Neuropathol. 2011).

 

Aurélie BRUNO

Biologiste/Doctorante

Laboratoire de Neuro-Oncologie Expérimentale. Institut du Cerveau et de la Moelle. Groupe hospitalier Pitié Salpêtrière. Paris. France

2 oct 2013


Les thérapies moléculaires ciblées constituent une approche prometteuse pour le traitement des patients souffrant de glioblastome. Il s’agit de médicaments agissant spécifiquement sur une voie moléculaire impliquée dans la progression tumorale du glioblastome en épargnant le plus possible les cellules saines de l organisme.  Les exemples les plus étudiés sont le bevacizumab, un inhibiteur de la voie du VEGF (Vascular Endothelial Growth Factor) responsable de la fabrication de nouveaux vaisseaux sanguins irriguant la tumeur, ou encore l erlotinib, un inhibiteur de la voie EGFR (Epidermal Growth Factor Receptor) impliquée dans la prolifération incontrôlée des cellules tumorales. Utilisés seuls, ces médicaments s’avèrent parfois insuffisants. 

Récemment, une étude a montré que le fait d’associer ces deux molécules pouvait induire une réponse thérapeutique marquée chez certains patients souffrant d’un glioblastome en récidive dont la tumeur présentait des altérations moléculaires particulières (surexpression de VEGF et expression d’une forme mutante d’EGFR, l’EGFRvIII).

Ces travaux encore préliminaires soulignent le potentiel intérêt de combiner des thérapies moléculaires ciblées en neuro-oncologie et rappelle l’importance des biomarqueurs moléculaires pour guider les traitements  (D Alessandris QG et al, Acta Neurochir, 2013)

 

Dr Maïté Verreault 

Chercheure post-doctorante

Laboratoire de Neuro-Oncologie Expérimentale. Institut du Cerveau et de la Moelle. Groupe hospitalier Pitié Salpêtrière. Paris. France.

23 sep 2013


M Renaud Landon a couru le marathon de Paris sous les couleurs de l'ARTC le 7 Avril 2013. Il en a écrit un compte rendu, à lire ici : 

http://macapdam.com/2013/04/09/marathon-de-paris-7-avril-2013/

20 sep 2013


17/09/2013

Les oligoastrocytomes anaplasiques (OAA) sont des tumeurs hétérogènes au plan histologique et moléculaire en raison de leur double composante astrocytaire et oligodendrogliale. Une mutation des gènes IDH  (Isocitrate DésHydrogénase 1/2) et la co-délétion des bras chromosomiques 1p et 19q sont des marqueurs moléculaires de meilleur pronostic dans les gliomes. Plus récemment, il a été montré que les mutations du gène ATRX (Alpha-Thalassemia/mental Retardation syndrome X-linked) observées dans 2/3 des oligoastrocytomes étaient associées aux mutations IDH et mutuellement exclusives de la co-délétion 1p/19q.

L’équipe de Wiestler et al. a donc étudié dans la cohorte de gliomes anaplasiques de l’essai clinique allemand NOA-04, la fréquence des mutations ATRX et de la perte d’expression de ATRX en immunohistochimie et son impact pronostic éventuel. Ils confirment que dans les gliomes IDH mutés, la  perte d’expression de ATRX est mutuellement exclusive de la co-délétion 1p19q. Ils montrent aussi qu’au sein des astrocytomes, la perte d’expression de ATRX est associée à un meilleur pronostic. Ainsi la détermination du statut ATRX, dans les gliomes anaplasiques non 1p/19q co-délétés, pourrait améliorer classification des gliomes anaplasiques et constituer un marqueur pronostique moléculaire supplémentaire. (Wiestler et al, Acta Neuropathologica, 2013)

 

Dr Caroline DEHAIS

Neurologue. Service de neurologie 2-Mazarin. Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière. 

17 sep 2013


Les lymphomes primitifs du système nerveux central sont des tumeurs rares, qui surviennent, dans la majorité des cas, chez des sujets de plus de 60 ans. Avec le vieillissement de la population, il est de plus en plus fréquent de diagnostiquer cette tumeur chez des patients de plus de 80 ans. La question des risques de toxicité liés à des traitements anti-tumoraux lourds chez les sujets très âgés, souvent fragiles, peut se poser. Une équipe américaine a récemment publié un travail sur le devenir de patients très âgés. Il en ressort qu’une chimiothérapie à base de méthotrexate à hautes doses, traitement habituellement recommandé dans la pathologie, peut être tout à fait correctement supportée, avec une bonne efficacité anti-tumorale et une bonne qualité de vie. En conclusion de cet article, l’âge ne doit pas être un facteur limitant la chimiothérapie dans es lymphomes primitifs du système nerveux central, notamment chez des patients en bon état général, sans trop de maladies associées, et sous réserve d’une surveillance médicale accrue 

 

(Welch et al, Neuro-Oncology 2012).

Dr Caroline Houillier

Neurologue. Service de Neurologie 2-Mazarin. Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière. Paris.

10 sep 2013


Les astrocytomes pilocytiques forment un groupe tumoral particulier au sein des gliomes. En effet, ils touchent principalement l’enfant et ont des caractéristiques (cliniques, radiologiques, pathologiques et moléculaires) assez différentes des autres gliomes. La voie de signalisation des MAP kinases est très fréquemment activée dans les astrocytomes pilocytiques essentiellement via des altérations génétiques du gène  BRAF localisé sur le chromosome 7. Dans cette étude de séquençage haut débit, de l’ADN et de l’ARN tumoraux, les auteurs ont mis en évidence de nouvelles altérations génétiques dans les astrocytomes pilocytiques. Ces altérations touchent les gènes FGFR1 (Fibroblast Growth Factor Receptor 1),  PTPN11 (Protein Tyrosine Phosphatase, Non-receptor type 11) et NTRK2 (Neurotrophic Tyrosine Kinase, Receptor, type 2). Outre l’intérêt majeur de cette découverte pour la compréhension de la biologie de cette entité tumorale particulière, elle permet également d’envisager de nouvelles thérapies moléculaires ciblées en particulier dans les formes inopérables de la maladie. (Jones et al., Nature Genet. 2013).

Dr Ahmed Idbaih

Neurologue. Service de Neurologie 2-Mazarin. Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière.

26 aoû 2013


Les glioblastomes sont des tumeurs parfois résistantes aux chimiothérapies antitumorales conventionnelles. Cette résistance est liée, au moins en partie, au manque de diffusion des chimiothérapies antitumorales dans le cerveau et à la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau contre le passage d’agents toxiques. Les chimiothérapies anti-tumorales conventionnelles sont considérées par l’organisme etle cerveau comme des agents toxiques. Zhou et al. ont développé des nanoparticules transportant en leur centre une chimiothérapie antitumorale. Ces nanoparticules sont deux fois plus petites et diffusent sept fois plus dans le cerveau que les nanoparticules habituellement utilisées en recherche. Les auteurs ont montré que les modèles animaux de glioblastome traités avec ces nanoparticules, chargées de chimiothérapie antitumorale conventionnelle, avaient un meilleur pronostic. Cette technologie nécessite d’être optimisée mais semble d’ores et déjà prometteuse pour le traitement des patients souffrant de tumeur cérébrale. (Zhou et al., Proc Natl Acad Sci 2013).

 

Dr Charlotte SCHMITT

Laboratoire de Neuro-Oncologie Expérimentale. Institut du Cerveau et de la Moelle. Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière. Paris. France

8 aoû 2013


Soutenir l'ARTC
  • Page Facebook
  • Partager sur Twitter
  • Contact
  • Rss

Côté pratique

Guide du patient, adresses, numéros utiles...
>> Lire la suite

La lettre de l'ARTC

Découvrez en ligne
la lettre bi-annuelle de l'ARTC
>> Lire la suite

ARTC TV

Découvrez les vidéos réalisées par l'ARTC
>> Lire la suite

Partagez !

Aidez nous à faire connaître l'action de l'ARTC
>> Lire la suite