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Les mutations des gènes IDH1 et IDH2 d’une part et le profil épigénomique « hyperméthylé » (CpG island methylator phenotype) sont associés à un meilleur pronostic chez les patients présentant un glioblastome. Ces altérations moléculaires sont très fréquemment co-occurrentes dans les glioblastomes. Une étude récente a démontré le lien causal entre ces deux anomalies moléculaires. En effet, les mutations des gènes IDH sont capables d’induire une hyperméthylation du génome. Ce résultat est une avancée majeure dans la compréhension de la biologie des glioblastomes (Turcan et al., Nature, 2012)
24 mai 2012
Les glioblastomes sont des tumeurs hétérogènes d’un patient à l’autre malgré le même aspect morphologique sous le microscope. A cette hétérogénéité inter-tumorale, s’ajoute dorénavant, avec les progrès de la recherche biologique, une hétérogénéité intra-tumorale. En effet, les cellules d’un même glioblastome ont des caractéristiques moléculaires différentes. Cette hétérogénéité intra-tumorale est probablement responsable de la résistance aux traitements des glioblastomes. Sottoriva et al. documentent en détail cette hétérogénéité intra-tumorale aussi au niveau de l’ADN et de l’ARN à partir de 11 tumeurs. Cette hétérogénéité des glioblastomes, de mieux en mieux illustrée, posent des problèmes diagnostiques et thérapeutiques difficiles qu’il va falloir surpasser (Sottoriva et al., Proc Natl Acad Sci U S A. 2013)
14 avr 2013
Les méningiomes sont des tumeurs cérébrales primitives fréquentes. Les gènes impliqués dans leur développement ne sont complètement élucidés. Clark et al. ont donc mené une étude de grande envergure portant sur 300 méningiomes et utilisant les techniques modernes de biologie moléculaires haut débit. Ils ont ainsi mis en évidence des mutations originales fréquentes touchant les gènes TRAF7, KLF4, AKT1 et SMO dans les méningiomes sans mutation de NF2. Ils ont également montré que les méningiomes sans mutation de NF2 étaient dans la majorité des cas, contrairement aux méningiomes NF2-mutés, plus agressifs. Ces résultats vont permettre d’optimiser la prise en charge des patients souffrant de méningiome à l’avenir (Clark et al., Science. 2013).
25 mar 2013
L’identification de la cellule d’origine des gliomes est une priorité de la recherche fondamentale en neuro-oncologie. Dans cette étude, menée sur des modèles murins, les auteurs montrent que des cellules matures du cerveau, comme les neurones ou les astrocytes, sont capables après l’exposition à des oncogènes de se dédifférencier et de donner naissance à des cellules souches ou progénitrices tumorales qui constitueront la source des cellules gliomateuses. Ils confirment également que les cellules souches neurales normales exposées à des oncogènes peuvent donner naissance à des gliomes (Friedmann-Morvinski et al., Science. 2012).
4 fév 2013
Ces dernières années, les techniques de biologie moléculaire haut-débit ont permis de découvrir des moléculaires clés dans les tumeurs gliales. Ces découvertes ont une importance biologique et clinique.
Tout récemment, des mutations du gène ATRX (alpthalassemia/mental retardation syndrome X-linked), localisé sur le chromosome X, ont été mises en évidence dans les tumeurs astrocytaires. Ces mutations sont actuellement évaluées comme marqueurs diagnostique et comme potentielle cible thérapeutique (Schwartzentruber et al., Nature. 2012 ; Jiao et al., Oncotarget. 2012 ; Nguyen et al.,Brain Pathol. 2012 ; Kannan et al., Oncotarget. 2012).
23 Jan 2013
Les tumeurs oligodendrogliales anaplasiques sont des gliomes diffus rares. Le traitement de référence de ces tumeurs était, jusqu’à présent, la radiothérapie encéphalique. La place de chimiothérapie n’était pas clairement établie. Deux essais cliniques (l’un européen, l autre nors-américain), débutés il y a plus de quinze ans, ont permis de démontrer récemment l’intérêt de la chimiothérapie précoce dans le traitement de ces tumeurs. En effet, la chimiothérapie par procarbazine, lomustine, et vincristine, immédiatement avant ou après la radiothérapie permet d’améliorer de manière très significative le pronostic des patients (Cairncross et al., J Clin Oncol. 2012 ; van den Bent et al., J Clin Oncol., 2012 )
8 Jan 2013
Les glioblastomes sont capables de sécréter dans la circulation sanguine générale des microvésicules de moins de 1 micromètre de diamètre. Ces dernières contiennent des protéines et/ou des acides nucléiques d’origine tumorale. Les auteurs ont mis au point une puce permettant, à partir d’une prise de sang, d’isoler ces microvésicules et d’analyser leur contenu. Leur contenu pourrait renseigner, à l’avenir, par exemple, sur la nature de la tumeur si un geste chirurgical diagnostique est contre-indiqué ou sur la réponse aux traitements (Shao et al., Nat Med. 2012)
11 déc 2012
Les capacités invasives des cellules de glioblastome participent à la gravité de la maladie.Elles limitent également l’efficacité des traitements focaux. Cette étude a exploré l’expression des gènes associés aux propriétés invasives des cellules glioblastomateuses. Les auteurs ont mis en évidence 34 gènes corrélés aux capacités invasives. Ces gènes, dont certains impliqués dans l’adhésion cellulaire, pourraient constituer des cibles thérapeutiques intéressantes
(Monticone et al., BMC Cancer., 2012).
27 nov 2012
L'ARTC Alsace, sera à nouveau présente au marché de Noël de Wintzenheim le 30 novembre et les 01 et 02 décembre 2012 afin d’y vendre diverses décorations de Noël et Bredele fabriqués par nos propres soins, et ceci au profit de notre association.
Venez nombreux!
19 nov 2012
Le glioblastome à composante oligodendroglial est un variant morphologique du glioblastome « classique ». La valeur clinique de cette composante oligodendrogliale est débattue. Dans cette étude les auteurs ont analysé 111 tumeurs gliales de haut grade. La composante oligodendrogliale est associée à un meilleur pronostic. Ces résultats sont en désaccord avec une autre étude récente qui n’a pas mis en évidence de valeur pronostique favorable de la composante oligodendrogliale dans les glioblastomes (Kanno et al., PLoS
One, 2012 ; Hegi et al., Acta Neuropathol., 2012).
29 oct 2012
Les tumeurs gliales diffuses de l’adulte sont des tumeurs très hétérogènes sur le plan clinique, radiologique, neuropathologique et moléculaire. Dans cette étude, les auteurs explorent l’évolution dans le temps et dans l’espace des mutations ponctuelles des gènes CDKN2A, CDKN2B, EGFR, IDH1, IDH2, NF1, PIK3CA, PIK3R1, PTEN, et TP53 dans des glioblastomes et leur récidive. Ils montrent en plus de l’hétérogéneité intertumorale connue, une hétérogénéité intratumorale génétique dans le temps et dans l’espace des glioblastomes. Ces résultats mettent en lumière la complexité moléculaire des glioblastomes et le défi thérapeutique qu’elle représente. (Nickel et al., PLoS One. 2012)
19 oct 2012
De nombreuses stratégies thérapeutiques originales sont en cours de développement pour le traitement des glioblastomes. Plusieurs approches de vaccinothérapie sont en cours d’évaluation chez l’homme. Les auteurs rapportent les résultats d’un essai clinique de phase I/II testant l’immunothérapie à base de cellules dendritiques autologues stimulées ex-vivo chez les patients présentant un gliome de haut grade en récidive. La tolérance du traitement est satisfaisante. Des signes d’efficacité sont observés par les auteurs. Néanmoins, ces résultats préliminaires nécessitent une confirmation dans des essais cliniques plus avancés. (Ardon et al., Cancer Immunol Immunother. 2012)
11 oct 2012
La témozolomide est la chimiothérapie de référence dans le traitement de première ligne des patients souffrant de tumeur gliale. Les cellules gliomateuses développent fréquemment des mécanismes de résistance à ce médicament après une certaine durée de traitement, variable d’une tumeur à l’autre. Dans cette étude, les auteurs mettent en évidence la multiplicité des mécanismes moléculaires de résistance au témozolomide développés par les cellules cancéreuses (e.g. surexpression de MGMT, sous expression des protéines impliquées dans la réparation des lésions de l’ADN) (Happold et al., J Neurochem. 2012)
24 sep 2012
Le traitement de référence des patients présentant un astrocytome de haut grade de malignité, âgés de plus 70 ans et en bonne forme repose sur la radiothérapie encéphalique. Dans cet essai clinique de phase III, randomisé, les auteurs montrent que le témozolomide prescrit 7 jours/14 n’est pas inférieur, en termes d’efficacité, à la radiothérapie encéphalique seule. Les auteurs montrent également l’intérêt du témozolomide chez les patients dont la tumeur présente une méthylation du promoteur de MGMT ; un pas supplémentaire vers un traitement personnalisé des tumeurs cérébrales (Wick et al., Lancet Oncol. 2012)
27 aoû 2012
Les cellules tumorales des gliomes sont capables de migrer et d’envahir le parenchyme cérébral sain. Limiter la migration et l’invasion de ces cellules constitue donc une piste thérapeutique intéressante. Dans cette étude préclinique, les auteurs étudient une petite molécule prometteuse, l’imipramine bleue, dans des modèles précliniques de glioblastome. Cette petite molécule réduit la migration des cellules tumorales en inhibant notamment la production de radicaux libres et la voie de signalisation Src. Combinée à une chimiothérapie anti-proliférative, cette molécule pourrait un complément thérapeutique intéressant dans le traitement des patients souffrant de gliome de haut grade de malignité. (Wallace et al., Sci Transl Med, 2012)
9 jui 2012
La forme tronquée vIII du récepteur au facteur de croissance épithélial (EGFRvIII) est observée dans environ 20% de glioblastomes et est quasiment toujours associée à une amplification génique de l’EGFR. La présence de cette altération moléculaire dans d’autres types de cancers est débattue. Dans cette étude, les auteurs montrent que l’EGFRvIII est exprimé dans certains sous-types de cancers du sein et qu’il participe à leur développement. L’EGFRvIII n’est donc pas une altération moléculaire spécifique des glioblastomes (Del Vecchio et al., Cancer Res. 2012).
3 juin 2012
Les gliomes des voies optiques sont une complication relativement fréquente chez les enfants souffrant de neurofibromatose de type I. Les indications neuro-ophtalmologiques guidant l’instauration d’une chimiothérapie et l’évolution des troubles visuels après ce type de traitement ne sont pas très bien documentées dans la littérature. Dans cette étude, les auteurs montrent notamment que les indications thérapeutiques sont hétérogènes en fonction des praticiens et qu’environ 2/3 des patients sont améliorés ou stabilisés sur le plan visuel par la chimiothérapie. Cette étude insiste également sur la nécessité d’harmoniser la prise en charge médicale et la recherche clinique sur ce type de tumeurs. (Fisher et al., Neuro Oncol. 2012).
9 mai 2012
Le fingolimod (Gylenia®), un modulateur des récepteurs de la sphingosine-1-phosphate, capable de franchir la barrière hématoencéphalique, est utilisé depuis peu chez les patients souffrant de sclérose en plaques. Dans cette étude, il a été testé dans des modèles précliniques de glioblastomes avec des résultats prometteurs. En effet, le fingolimod induit l’apoptose et limite l’invasivité des cellules glioblastomateuses, notamment en association avec le témozolomide. Cette étude encourage donc à évaluer cette molécule chez les patients présentant un glioblastome. (Estrada-Bernal et al., Neuro Oncol. 2012).
10 avr 2012
La méthylation du promoteur du gène MGMT est un facteur pronostique et prédictif important dans les glioblastomes traités par témozolomide. La technique de biologie moléculaire à utiliser pour détecter ce biomarqueur est débattue. Dans cette étude rétrospective, les auteurs montrent que le pyroséquençage, comparé à quatre autres techniques, est l’approche la plus reproductible et la plus sensible pour mettre en évidence cette modification épigénétique. Une étude nationale prospective multicentrique est actuellement en cours pour préciser ces résultats (Quillien et al., Cancer, 2012)
21 mar 2012
Les glioblastomes sont des tumeurs gliales hétérogènes sur le plan histologique. En effet plusieurs sous-types morphologiques sont individualisés. Les significations biologique et clinique de ces variants histologiques ne sont pas complètement élucidées. Dans ce travail mené par l’European Organisation for Research and Treatment of Cancer, la présence d’une composante oligodendrogliale n influence pas le pronostic des patients. Néanmoins, les glioblastomes à composante oligodendrogliale se distinguent sur le plan moléculaire ce qui pourrait avoir des conséquences à l’avenir pour guider la prescription des thérapies moléculaires ciblées (Hegi et al., Acta Neuropathol, 2012)
12 mar 2012
Le recensement des altérations génétiques dans les gliomes a permis d’identifier des biomarqueurs pertinents pour la prise en charge médicale des patients souffrant de gliome et de mieux comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans l’apparition et le développement de ces tumeurs. Dans cette étude principalement dédiée aux glioblastomes de l’enfant, les auteurs ont mis en évidence par une approche de séquençage haut débit des mutations somatiques récurrentes (~1/3 des cas) du variant H3.3 de l’histone 3 indépendant de la réplication, un gène impliqué dans la modulation de la chromatine et de l’expression génique. Ce résultat affine nos connaissances de la biologie des gliomes vers l’élaboration de nouvelles stratégies thérapeutiques (Schwartzentruber et al., Nature. 2012)
20 fév 2012
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