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La recherche sur les tumeurs cérébrales

Le but ultime de toute recherche sur les tumeurs cérébrales est d'améliorer le traitement et la prise en charge du patient. Aussi la recherche intègre-t-elle des approches multiples, différentes et complémentaires.

On distingue :

  • une recherche clinique, appliquée, "au lit du malade", qui vise un bénéfice clinique immédiat ;
  • une recherche en laboratoire, dite fondamentale, qui vise d'abord à mieux comprendre les mécanismes de la maladie, et dont les retombées, quoique très importantes à long terme, sont, pour le patient, moins immédiates.

La symbiose entre ces deux types de recherche est capitale et repose sur la coordination entre chercheurs et cliniciens : les données de la recherche fondamentale doivent générer des idées nouvelles en terme de stratégie thérapeutique.

Du laboratoire à l'essai clinique

La première étape est le choix de la cible : inhibition d'un facteur de croissance, inhibiteur de l'invasion ou de la vascularisation.

L'efficacité est établie d'abord "in vitro" c'est-à-dire sur cellules en culture, puis "in vivo" sur des modèles animaux, pour l'efficacité et la tolérance. Cette recherche prend 5 à 6 ans avant que le produit puisse être testé chez l'homme. L'étude chez l'homme - l'essai clinique - se déroule ensuite en plusieurs phases.

  • La phase 1 consiste d'abord à évaluer la tolérance du produit chez l'homme et, éventuellement, à déterminer la dose idéale sur un petit nombre de patients.
  • La phase 2 évalue spécifiquement l'efficacité du traitement sur un nombre plus important de patients. Beaucoup de traitements utilisés en neuro-oncologie reposent sur des résultats établis sur des études de phase 2.
  • La phase 3 vise à établir cette efficacité de façon formelle en comparant le nouveau traitement au traitement standard, par tirage au sort : un grand nombre de patients est alors nécessaire.

Il faut en pratique plusieurs années et beaucoup d'argent pour qu'une thérapie expérimentale soit applicable chez l'homme. Aussi, compte tenu de la lourdeur de l'essai clinique, seules les stratégies les plus prometteuses a priori peuvent être testées chez l'homme. Dans la sélection des différentes stratégies candidates à être testées chez l'homme, le rôle du clinicien est capital.

Mise à jour le 19 avril 2010.