Les mutations du gène IDH1

Impact de la mutation du gène IDH1 sur la réponse à la radiothérapie et à la chimiothérapie

L’implication de gènes du métabolisme (IDH1 et IDH2 pour isocitrate deshydrogénase de type 1 et 2) a été mise en évidence dans les gliomes il y a dix ans. Plusieurs équipes de neuro-oncologie, dont l'équipe de la Salpêtrière, ont étudié la fréquence de cette mutation dans les différents types de tumeurs cérébrales. Ces travaux ont montré que la mutation des gènes IDH est l'altération génétique la plus fréquente dans les gliomes (50% sont porteurs de la mutation) et que les patients dont la tumeur porte la mutation des gènes IDH ont un pronostic et une sensibilité à la chimiothérapie bien meilleur que les patients dont la tumeur n’est pas porteuse de cette mutation. Il s’agit en somme d’une "bonne anomalie" génétique. La forme mutante d’IDH perd sa fonction normale et acquiert une nouvelle spécificité : celle-ci pourrait accroître la vulnérabilité de la cellule, notamment au stress oxydatif, et possiblement à la radiothérapie et à la chimiothérapie.

 

L'amélioration du diagnostic

Un des objectifs de l’équipe consiste en l'élaboration de méthodes diagnostiques performantes visant à détecter la mutation des gènes IDH dans le liquide céphalo-rachidien et dans le plasma ou de détecter des indicateurs de cette mutation par IRM cérébrale. Ces études permettront ainsi une amélioration du diagnostic et du suivi des patients. En effet, quand ces techniques seront parfaitement optimisées, la nécessité d’avoir recours à un fragment de la tumeur du patient sera réduite. Enfin, l’équipe tente également de mieux comprendre le rôle des mutations d’IDH dans l’initiation et le développement des tumeurs cérébrales et d’évaluer des stratégies thérapeutiques visant cette anomalie moléculaire.