multiplex IHC

Cellules tumorales et microenvironnement de la tumeur

Le projet de recherche de Quentin Richard se concentre sur le rôle du 2-hydroxyglutarate (2-HG) dans le dialogue entre les cellules tumorales et le microenvironnement de la tumeur. Une partie importante de ce projet est donc de comprendre quelles cellules peuplent ce microenvironnement immunitaire. J’étudie trois types de gliomes diffus :

  • les gliomes IDHwt
  • les gliomes IDHmutés, sans codeletion 1p19q
  • les gliomes IDHmutés, avec codeletion 1p19q.

Bien que ces tumeurs fassent partie du groupe des gliomes diffus, leurs microenvironnements immunitaires sont très différents. Mais pour observer cela, il est nécessaire d’utiliser des techniques qui permettent d’observer l’expression de plusieurs protéines au sein d’une même cellules. En effet, une cellule immunitaire n’est pas définie par l’expression d’une seule protéine (ou marqueur) mais bien de plusieurs qui portent généralement le nom de CD (pour Cluster of Differentiation). Par exemple, un lymphocyte T CD8 se définit par l’expression du CD8 mais aussi du CD3.

Multiplier les marqueurs pour définir une cellule permet d’être sûr qu’il s’agit bien de la cellule d’intérêt. Il existe différentes méthodes pour évaluer l’expression de plusieurs protéines en même temps. J’utilise une technique d’immunohistochimie par multiplexage développée par Akoya Biosciences qui permet d’étudier jusqu’à 7 marqueurs sur une seule lame de tissu.

Ainsi, il suffit de définir une combinaison de marqueurs d’intérêts, d’optimiser la technique et ensuite d’analyser la colocalisation des différents marqueurs pour quantifier le nombre de cellules définies par ce panel. Par exemple, l’image ci-dessous représente une lame marquée par des anticorps anti-CD3 (blanc) anti-CD8 (cert) qui définissent les lymphocyte T CD8 et des anticorps anti-CD11b qui ciblent les cellules myéloïdes. Les deux flèches orange représentent les lymphocytes T CD8 qui expriment la granzyme B (en orange). Cette image montre bien qu’il existe plus de lymphocytes CD3 (en blanc) dans la lame du patient IDHwt par rapport au patient IDHmuté.

Ceci est très important car l’infiltrat lymphocytaire au sein du micro-environnement de la tumeur est une source de bon pronostic et une cible de thérapie antitumorale. Un autre type de cellules immunitaires important à observer est les cellules myéloïdes (microglie, macrophages, monocytes en majorité) qui peuvent constituer jusqu’à 30% de la masse tumorale. Ces cellules ont des capacités pro et antitumorales qui peuvent être étudiées et qui peuvent être aussi la cible de thérapie visant à améliorer la défense immunitaire de l’organisme contre la tumeur.

Photo du jeune chercheur Cyril Brzenczek

Une thèse financée pour partie par l’ARTC NANCY-LORRAINE

Cyril Brzenczek est un jeune chercheur dont la thèse de doctorat dirigée par les Professeurs Jean-Marie Moureaux et Luc Taillandier du Centre de Recherche en Automatique de Nancy et co-encadrée par le Dr Sophie Mézières de l’Institut Elie Cartan de Lorraine. Elle a pour objet : « la modélisation multi-facteur pour la création d’un outil d’aide à la décision dans le cadre du traitement par chimiothérapie du gliome diffus de bas grade ». Cette thèse est financée pour partie par l'ARTC Nancy Lorraine. Cyril nous a apporté quelques précisions à propos de ses recherches.

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Organoïdes

Des organoïdes pour la recherche sur le glioblastome

Maïté VERREAULT (PhD, chef de projet) et Emie QUISSAC (Assistante ingénieur) travaillent toutes deux pour le projet GlioTex qui vise à identifier et à tester de nouvelles thérapies ciblées prometteuses pour le traitement des glioblastomes. Elles évaluent donc différentes molécules chimiques sur des cellules de glioblastome provenant de patients afin de réussir à identifier des traitements capables de réduire, voire détruire, le cancer.

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La mutation du gène CIC

La mutation du gène CIC, (capicua transcriptional repressor), peut jouer un rôle dans la formation de certaines tumeurs cérébrales primitives.

Nous avons interviewé Yanis Khenniche, doctorant en biologie, qui travaille à l’Institut de Cerveau au sein de l’équipe dirigée par Marc Sanson et Emmanuelle Huillard et qui prépare une thèse à ce sujet.