A Toulouse, les services de neuro-oncologie n’ont quasiment pas vu l’épidémie, comme en témoigne Mme Maupeu  infirmière à l’Oncopole et au CHU :

 

Avez-vous rencontré des difficultés durant la période ?

Nous n’avons pas rencontré beaucoup de difficultés, à ceci près que le flux d’accompagnants était moins élevé. Nous avons fait beaucoup de consultations en mettant en place des haut-parleurs afin que les familles puissent y participer. Cela les stressait, par peur d’oublier ce que nous avions dit, elles avaient des questions à poser. Il y a toujours les soucis de retards d’IRM, mais cela s’est bien passé.

Nous n’avons pas eu à accueillir des patients venant d’autres régions. Les neurochirurgiens ont travaillé normalement, ils ont parfois décalé des interventions qui n’étaient pas urgentes pour laisser de la place en réanimation, mais il s’agissait d’interventions qui pouvaient facilement être décalées. Les patients souffrant de tumeurs cérébrales ont pu être pris en charge normalement.

 

L’éloignement forcé des familles a t’il été difficile à vivre ?

Nous n’avons pas eu beaucoup de patients hospitalisés pendant la période de Covid-19. J’ai eu une patiente qui venait d’un autre département, nous avons fait une visioconférence avec sa famille. Pour d’autres, nous avons installé des haut-parleurs lors des consultations. Mais globalement, cela n’a pas été problématique, même si nous avons été plus sollicités qu’à l’habitude par les familles.

 

Êtes-vous prêt face à une éventuelle deuxième vague ?

Nous restons bien entendu vigilants et toutes les mesures de précaution sont prises, les patients ayant des problèmes cognitifs ou de mobilité sont accompagnés lors du traitement et lors des consultations.