Fonction et histoire de la base de données ; une interview de Yannick Marie, Responsable de plate-forme de recherche, ICM-Brain & Spinal Cord Institute.

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En 1997, le Professeur Jean-Yves Delattre demande à Marc Ouzounian et Eric Bonacorsi de réfléchir à la constitution d’une base de données permettant de recueillir des informations sur les tumeurs cérébrales. La première version de la base voit le jour en 1998 et est conçue avec Filemaker.

En 2001, avec des besoins de perfectionnement et de performances grandissants, Marc Ouzounian et Sébastien Nguyen Van Tam migrent cette base de données sous Access, système de base de données créé par Microsoft.

La base se développe, grâce à l’infatigable travail d’Anne-Marie Lekieffre et de Muriel Brandel, qui renseignent cette dernière de façon hebdomadaire.

L’équipe arrive à l’ICM en janvier 2011 et la base Access migre sous Oracle, puis en septembre 2019 sous PostgreSQL. Cela permet aux équipes de recherche de disposer d’un outil puissant et riche, accessible de partout dans le monde avec une sécurisation de haut niveau. Il y a des données biologiques, bien sûr, mais aussi les données médicales, chirurgicales et d’environnement du patient, ce qui est très rare au niveau mondial.

Les États-Unis ont d’excellentes bases de données mais il leur manque les informations concernant les tissus.

On compte aujourd’hui plus de 19000 patients dans la base de données, même si tous ne sont pas renseignés de façon exhaustive, pour la plupart d’entre eux, on trouve les informations biologiques, radiologiques, chirurgicales, de suivi, puis du tissu et des produits dérivés (ADN, ARN). Cela permet de réaliser des études en croisant tous ces éléments, et évaluer les altérations. On est alors en mesure de savoir si une molécule possède des effets bénéfiques ou non, et ainsi adapter les traitements en procurant au médecin ces informations. Ce travail est bien sûr aidé par des technologies qui permettent des traitements de calcul de plus en plus rapide, avec des outils de plus en plus petits et de plus en plus puissants.

En 20 ans, ce projet initié avec très peu de moyens par l’ARTC est devenu une référence mondiale et un formidable outil de travail pour les équipes de recherche. Aujourd’hui, une équipe de 6 personnes travaille au quotidien avec cet outil et plus de 15 personnes l’utilisent de façon hebdomadaire ou mensuelle.


 

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